Culture

La couronne de la dernière reine du Portugal

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Le 12 mai se tenait en Suisse une vente aux enchères organisées par Chistis assez exceptionnelle. En effet, ce n’est pas moins de deux bijoux royaux qui étaient en vente, dont la couronne de la dernière reine du Portugal.

Malheureusement, le Portugal a refusé de racheter cette couronne, mais a fait un appel du pied pour qu’elle lui soit donnée gracieusement.

La couronne de la dernière reine du Portugal

Lors de cette exceptionnelle vente aux enchères organisées par Christie’s et qui s’est tenue à Genève, deux exceptionnelles pièces se sont vendues. La première qui est la tiare de Stéphanie de Beauharnais et la seconde et celle qui nous intéresse le plus est la couronne de Maria II, reine du Portugal.

La reine Maria II du Portugal, qui est né au Brésil après le transfert de la famille royale portugaise en terre de braise, fuyant l’invasion de Napoléon. C’est probablement à ce moment-là que cette couronne royale s’est retrouvée en possession des héritiers de Stéphanie de Beauharnais. Intégralement transformable en broches, ce spécimen rare se pare en son cœur d’un saphir birman renversant.

L’offre s’est ouverte à 200 000 francs suisses (182 000 euros), mais la couronne de Bragança, a finalement été vendue aux enchères de 1,45 million de francs suisses (1,321 million d’euros), auxquels s’ajoutent les commissions et taxes de commissaire-priseur, totalisant 1,77 million de francs suisses (1,613 million d’euros).

Le Portugal fait un appel du pied pour récupérer la couronne gratuitement

Le directeur du Palais national d’Ajuda a regretté lors d’un interview dans la presse locale, que la couronne qui appartenait à la reine Marie II n’ait pas été acquise pour le Musée royal du Trésor en raison d’une enveloppe bien trop petite pour pouvoir rivaliser avec les autres enchérisseurs.

Contacté par Lusa pour leur demander pourquoi il n’avait pas été possible d’acquérir la couronne de diamants et de saphirs qui a été vendue aux enchères par Christie’s, José Alberto Ribeiro a justifié l’incapacité de suivre la vente aux enchères qui s’est terminée à 1,3 million d’euros en indiquant que cette question devait être posée au ministre de la Culture, Graça Fonseca, car la Direction générale du patrimoine culturel et le Palais national d’Ajuda ont fait le maximum et cela en fonction de leur moyen.

La couronne de la dernière reine du Portugal
Couronne de la reine Maria II du Portugal

Le directeur à indiqué que dès qu’ils ont sues que la couronne serait vendue aux enchères par Christie’s, des dialogues ont été entamés “avec la famille qui possédait la pièce”, dans le but de pouvoir l’acheter. La famille qui détenait la couronne de la dernière reine du Portugal a catégoriquement refusé la proposition. Estiment à juste titre que lors de cette vente aux enchères ils en obtiendraient un montent bien supérieur.

Suite à ce refus, le Portugal a essayé par l’intermédiaire d’entreprises, de mécénat, de demander de l’argent, malheureusement sans succès. De plus, la direction générale du patrimoine culturel dispose d’un petit budget ce qui ne lui a pas permis de rivalisé.

Toutefois, il espère encore que couronne de la dernière reine du Portugal puisse encore être exposée au Musée royal du Trésor, dont l’inauguration est prévue pour le mois de juin, puisque le directeur du Palais national d’Ajuda contactera le nouveau propriétaire de la couronne au sujet de la possibilité que la pièce fasse partie du domaine.

“Je fais déjà des efforts précisément dans ce sens. Maintenant, tout dépend de la sensibilité de l’acheteur, a souligné José Alberto Ribeiro. Malheureusement pour le Portugal ils ne savent pas qui est l’heureux propriétaire de la couronne.

José Alberto Ribeiro a également rappelé qu’il n’y a pas beaucoup de pièces avec cette rareté et ce symbolisme et que cette pièce particulière a la “valeur symbolique d’être le plus ancien diadème lié à la Maison royale portugaise”.

Porto it's beautiful

Originaire de la ville de Lyon en France. J’ai pour la première fois visité la ville de Porto au Portugal en 2006. Je suis immédiatement tombé amoureux de cette ville, ses ruelles en montée, ses immeubles étroits et colorés m’ont immédiatement fait penser au vieux Lyon et plus exactement au quartier Saint Jean.

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