L’histoire des transports en commun à Porto

À travers cet article, je vais essayer de vous raconter l’histoire des transports en commun de la ville de Porto. Je suis bien conscient que je dois certainement oublier certaines choses, alors n’hésitez pas à me faire par de vos observations et je compléterais l’article.

L’histoire des transports en commun à Porto

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, les déplacements dans Porto se faisaient à pied ou pour les plus riches à cheval, et cela depuis 1669. À cette même époque à Porto, il y avait les litières une élégante et délicate chaise qui était avant tout un transport individuel féminin. Il servait à transporter une personne malade, à emmener une dame à la messe ou lors de discret rendez-vous.

transports
Dessin de litière publique par Garsault dans Le traité des voitures.

En 1840 apparaît le wagon, tiré par un des bœufs et avec des bancs latéraux qui permettent de transporter huit à dix personnes. Il était utilisé pour les voyages en dehors du centre-ville, pour par exemple aller à la plage. Il s’agissait du premier service de transport urbain de passagers sur une base régulière.

Voiture américaine

En 1851, un nouveau type de véhicule fait son apparition à Porto, le char à bancs. Ce sont des voitures plus modernes, tirées par deux ou quatre chevaux, avec une capacité beaucoup plus importante. Ce mode de transport avait cependant un défaut, les routes étaient en très mauvais état (c’est drôle en 2021 rien n’a changé), de ce faîte l’état du réseau routier rendait le transport très inconfortable.

Le 26 novembre 1832, à la même latitude que Porto, mais à environ 5 300 kilomètres plus à l’ouest, un certain John Stephenson (1809-1893) a la brillante idée de mettre une calèche sur des rails. L’innovation new-yorkaise, brevetée en 1833, est rapidement adoptée dans toutes les grandes villes américaines et européennes. Et la nouvelle arrive très vite à Porto.

C’est en 1858 qu’Albino Francisco de Paiva Araújo sollicita auprès de la Mairie de Porto une concession pour l’exploitation d’un service de chemin de fer «de type américain» jusqu’à Foz. Malheureusement, cette demande ne sera jamais acceptée par la ville. C’est une dizaine d’années plus tard que le baron de Trovisqueira (1824-1898) fait une demande à la ville pour lui permettre l’exploitation de la concession, il obtient l’autorisation de s’établir à ses frais, sur la voie publique entre la ville de Porto et le village de Foz. Cette concession, complétée par une autre succursale entre Cordoaria et Matosinhos finit par être exploitée par une société spécialement créée à cet effet et qui prend le nom de Carril Company Americano de Porto à Foz et Matosinhos. Cela fait de Porto la première ville du pays à avoir un réseau de voitures tirées par des mules et circulant sur des rails. Les véhicules sont communément appelés Américains .

L’inauguration de ce nouveau service est un événement majeur dans la vie de la ville. De Rua dos Ingleses (Infante) à Matosinhos, le trajet coûte 120 réis, 40 réis de Cordoaria à Massarelos et 80 réis de Cordoaria à Foz. Les voitures partent toutes les demi-heures, de six heures du matin à huit heures du soir.

Train à vapeur (sur plate-forme surélevée) et voiture américaine

Petite anecdote, la société informe que dans ses voitures «les personnes ivres, les aveugles sans personne qui les accompagne, les personnes atteintes de maladies dégoûtantes, celles qui se présentent dans un état crasseux et pieds nus ne sont pas autorisées à monter .

Porto it's beautiful

Originaire de la ville de Lyon en France. J’ai pour la première fois visité la ville de Porto au Portugal en 2006. Je suis immédiatement tombé amoureux de cette ville, ses ruelles en montée, ses immeubles étroits et colorés m’ont immédiatement fait penser au vieux Lyon et plus exactement au quartier Saint Jean.

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