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Luísa de Jesus, la tueuse en série portugaise

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Attention âme sensible, ne lissez pas cet article. Qui aurait cru que le Portugal est lui aussi abrité des meurtriers tous aussi fous les uns que les autres. Après Diogo Alves le tueur en série de Lisbonne, il est temps que je vous parle de Luísa de Jesus qui a tué des dizaines d’enfants dans des circonstances horribles.

Luísa de Jesus, la tueuse en série portugaise

Luísa de Jesus est considérée comme la première tueuse en série de l’histoire portugaise. Ses meurtres étaient si atroces qu’elle est devenue la dernière femme à être condamnée à mort au Portugal. À la fin du XVIIIe siècle, à la recherche d’une compensation financière, elle a ôté la vie à trente-trois bébés à mains nues, choquant ainsi la société.

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Bien qu’elle soit considérée, par certains chercheurs, comme la première femme tueuse en série du Portugal, Luísa de Jesus reste à ce jour un personnage énigmatique. Elle est née en décembre 1748 à Figueira do Lorvão, fille de Manoel Rodrigues et de Marianna Rodrigues. Luísa appartenait à la classe inférieure et travaillait comme porteuse de panier.

On dit que c’est précisément ce travail qui lui a donné l’occasion d’aller chercher des bébés à la Casa da Roda de Coimbra, où des enfants non désirés étaient laissés par des mères qui n’avaient pas les moyens de les élever. À l’époque, la Roda dos Enjeitados était un dispositif cylindrique en bois, divisé en deux et tournant. On y plaçait les bébés, puis une cloche sonnait pour avertir qu’un enfant attendait.

Les appareils étaient toujours installés dans des couvents ainsi que dans des hôpitaux, où des infirmières et des nonnes s’en occupaient. En guise d’incitation pour les familles qui avaient l’intention d’adopter les enfants, la Casa da Roda de Coimbra offrait une somme d’argent, un coffret et un demi-mètre de tissu de coton épais.

Luísa de Jesus

Luísa a “adopté” au nom d’autres personnes environ trente-trois bébés, mais ses intentions n’étaient pas des plus louables. Quand elle était seule avec les enfants, Luisa les étouffait. Peu après, elle se dirigeait vers Monte-Arroio, située à quelques mètres de la Roda de Coimbra où elle les enterrait. Personne ne sait avec certitude ce qui a poussé Luísa de Jesus à entamer sa série de crimes brutaux et horribles. Elle aurait eu une enfance des plus normale et n’aurait pas été victime de mauvais traitements, ce qui rend parfois certaines personnes enclines à développer une psychopathie.

Les crimes de Luisa de Jesus ont pris fin le 1er avril 1772, lorsque la religieuse Angelica Maria a découvert par hasard un cadavre mal enterré à Monte-Arroio. Pendant les fouilles, deux bébés ont été trouvés. Sur leur cou, il y avait des marques de strangulation. Luisa a rapidement été considérée comme le principal suspect dans cette affaire. Lors de son interrogatoire, le 6 avril, elle a froidement avoué avoir assassiné les trois bébés trouvés.

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Casa da Roda

Même avec les aveux de Luisa, l’affaire n’était pas close pour autant et les autorités ont décidé de poursuivre l’enquête. Ils ont vite découvert que Luísa donnait de fausses adresses et de faux noms à la Casa da Roda de Coimbra. Aucun bébé n’est jamais arrivé dans les mains des familles qui étaient censées les adopter. En raison de la grande confiance que la nourrice Margarida Joaquina et la directrice de la Roda Leocádia Maria da Conceição accordaient à la jeune femme, les informations qu’elle a transmettaient n’ont jamais été confirmées. Les deux femmes ont été arrêtées pour ce que nous appellerions aujourd’hui une “négligence criminelle”, mais elles ont été relâchées peu après.

Apparemment, Luisa a réussi à tromper tout le monde autour d’elle, au point que l’avocat Pascoal Luís Ferreira da Silva, responsable de l’enregistrement des certificats des nouveau-nés chez le notaire, a attesté de la véracité des données fournies par la meurtrière. Il a lui aussi été arrêté, mais a été relâché peu de temps après, faute de preuves de son implication dans ces crimes.

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Pendant ce temps, les fouilles à Monte-Arroio se poursuivent et des découvertes choquantes sont faites. Le 18 avril, Luisa a avoué avoir tué sept autres enfants, c’est-à-dire que sur les quinze bébés retrouvés à Monte-Arroio, la tueuse en série a avoué avoir tué neuf bébés, mais a nié avoir tué les quatre autres enfants. Cependant, le pire était encore à venir. Lorsque des recherches ont été menées dans la maison de Luisa, dix-huit autres corps de bébés ont été découverts, dont dix étaient enterrés et huit démembré dans des bocaux.

Ainsi, les autorités ont découvert un total de trente-trois cadavres, mais dans le registre de la Casa da Roda de Coimbra il est enregistré que Luisa a “adopté” trente-quatre enfants. Le lieu où se trouve le 34e enfant n’a jamais été révélé.

Enfin, le 1er juillet de la même année, Luisa de Jesus a été condamnée à une peine sévère. Elle a été condamnée à marcher dans les rues avec une corde autour du cou, tandis que ses crimes étaient lus à haute voix à la foule environnante. Elle a également été brûlée avec des pinces chauffées au rouge, puis ses mains ont été coupées. Finalement, Luisa est morte au garrot. Son cadavre a été brûlé, elle n’avait que 22 ans.

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Porto it's beautiful

Originaire de la ville de Lyon en France. J’ai pour la première fois visité la ville de Porto au Portugal en 2006. Je suis immédiatement tombé amoureux de cette ville, ses ruelles en montée, ses immeubles étroits et colorés m’ont immédiatement fait penser au vieux Lyon et plus exactement au quartier Saint Jean.
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